Un succès mondial inattendu
Il y a cinq ans, lorsque le studio japonais Cygames lance Uma Musume, personne, pas même son PDG Koichi Watanabe, n’imaginait que ce concept hybride, mêlant culture pop japonaise et histoire du turf, allait conquérir la planète.
Pourtant, avec l’arrivée d’une version anglaise et une consécration internationale fin 2025, le jeu est devenu un véritable pont culturel. Mais au-delà des graphismes légués et des mécaniques de simulation de course, c’est l’impact dans le monde réel qui étonne le plus.

Quand le virtuel rencontre la réalité
Dans une récente interview accordée au média spécialisé Famitsu, Koichi Watanabe est revenu sur un aspect bien particulier du succès mondial du jeu : l’incroyable solidarité de la communauté envers les véritables chevaux de course retraités.
« Nous avons publié la version anglaise en gardant à l’esprit le respect de l’histoire du secteur des courses hippiques. Et nous avons été stupéfaits de voir à quel point les dons pour les chevaux retraités ont atteint des sommes incroyables, non seulement du Japon, mais aussi de l’étranger ! » — Koichi Watanabe, PDG de Cygames.
Concrètement, qu’est-ce qui s’est passé ? Les joueurs, en découvrant l’histoire tragique ou glorieuse des équidés qui ont inspiré leurs personnages préférés (comme l’emblématique Haru Urara ou Nice Nature), ont pris conscience des difficultés liées à la fin de carrière des chevaux de course. Résultat : des cagnottes en ligne et des programmes de soutien (comme la Fresh Grass Bank) ont explosé au point de saturer certains sites web de refuges sous le poids des contributions internationales.
Une reconnaissance mutuelle
Pour le patron de Cygames, ce raz-de-marée de générosité dépasse largement le cadre du simple divertissement vidéoludique. C’est la preuve que le jeu a su transmettre une passion saine et respectueuse pour le patrimoine équestre japonais par-delà les frontières :
« Loin d’être arrogants et de croire que notre jeu est un succès, nous avons été profondément touchés de constater que la culture équestre japonaise est appréciée par tant de personnes, par-delà les frontières. » — Koichi Watanabe, PDG de Cygames.
Une belle histoire qui prouve que la passion du jeu vidéo peut parfois se transformer en une magnifique chaîne de solidarité dans le monde réel.