Prix de l’Arc de Triomphe 2026 : on fait le point avant les Arc Trials

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Le dimanche 4 octobre 2026, les meilleurs chevaux de galop du monde se retrouveront à Paris Longchamp pour tenter de remporter l’une des courses les plus prestigieuses de la planète : le Prix de l’Arc de Triomphe.

À un mois de la course, le paysage commence à se préciser. Le tenant du titre Daryz est toujours là, les Britanniques et les Irlandais arrivent avec plusieurs sérieux candidats, tandis que le Japon prépare une nouvelle tentative avec notamment Meisho Tabaru et Admire Terra.

Mais le plateau est encore loin d’être définitif. Et ce dimanche 6 septembre, les Qatar Arc Trials pourraient justement bouleverser la hiérarchie.

L’Arc de Triomphe, c’est quoi ?

Le Prix de l’Arc de Triomphe est l’une des courses les plus importantes du calendrier mondial.

Elle se dispute chaque année à Paris Longchamp, sur 2 400 mètres, le premier dimanche d’octobre. Elle oppose des chevaux de 3 ans et plus et constitue l’un des grands rendez-vous internationaux sur cette distance.

Pour un néophyte, on peut résumer simplement : si les Jeux olympiques avaient une épreuve reine pour les chevaux de course sur 2 400 mètres, l’Arc serait l’un des meilleurs candidats.

La course attire chaque année des chevaux venus de France, de Grande-Bretagne, d’Irlande, du Japon et d’autres grandes nations hippiques.

En 2026, 73 chevaux ont été engagés lors de la première étape de la préparation de la course, dont sept entraînés au Japon. Mais ces 73 engagements ne correspondent évidemment pas aux futurs partants : les différents forfaits, choix de programme et qualifications vont progressivement réduire cette liste.

Daryz veut conserver sa couronne

Le premier nom à retenir est évidemment celui de Daryz.

En 2025, le cheval de la casaque Aga Khan a remporté l’Arc devant Minnie Hauk et Sosie. Il est donc le tenant du titre.

Cette année encore, son entourage a fait de l’Arc son grand objectif. Mais contrairement à l’an dernier, Daryz doit désormais tenter quelque chose de particulièrement difficile : remporter deux éditions consécutives.

Le cheval sera justement au départ du Qatar Prix Foy, l’une des trois grandes préparatoires de dimanche prochain. Ce sera sa première course depuis son passage à Royal Ascot et une occasion importante de le revoir en compétition avant l’Arc. France Galop le présente comme la tête d’affiche de cette journée.

Daryz sera donc l’un des chevaux les plus observés dimanche.

Maltese Cross, le nouveau grand prétendant britannique

Maltese Cross est probablement celui dont le statut a le plus évolué ces dernières semaines.

Le poulain de 3 ans avait remporté le Grand Prix de Paris (G1) à Paris Longchamp en juillet, sur les mêmes 2 400 mètres que l’Arc.

Il a ensuite confirmé à York en remportant le Great Voltigeur Stakes (G2). Cette victoire a convaincu son entourage de modifier son programme : William Haggas a décidé de renoncer au St Leger pour viser directement le Prix de l’Arc de Triomphe.

Son profil est particulièrement intéressant : il connaît déjà Paris Longchamp, il a gagné sur 2 400 mètres et arrive avec deux succès consécutifs au plus haut niveau.

À ce stade, Maltese Cross fait donc partie des principaux candidats britanniques à l’Arc.

Kalpana reste une référence

Kalpana est également très attendue.

La jument britannique a frappé fort cet été en remportant les King George VI and Queen Elizabeth Stakes (G1), avant de confirmer dans les Yorkshire Oaks.

Ces deux courses se disputent sur 2 400 mètres, exactement comme l’Arc. Elle possède donc une expérience précieuse de cette distance et a déjà démontré qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleurs chevaux européens.

Elle fait toujours partie des chevaux à suivre, même si son programme exact avant l’Arc devra être surveillé.

Minnie Hauk : une revanche à prendre

Minnie Hauk reste un nom incontournable.

Elle avait terminé deuxième de l’Arc 2025, battue par Daryz, et possède donc déjà une expérience directe de la course.

Elle fait partie des candidates internationales capables de jouer un premier rôle si elle retrouve les meilleures conditions.

Son entourage devra toutefois encore déterminer la meilleure route vers l’Arc, puisque la pouliche figure notamment parmi les possibilités des Qatar Arc Trials.

Aventure ne devrait finalement pas viser l’Arc

Aventure avait relancé les discussions autour de l’Arc après sa victoire dans le Prix Jean Romanet (G1), le 23 août à Deauville.

Elle y a notamment battu Diamond Necklace, infligeant à cette dernière sa première défaite.

Mais il faut désormais éviter de présenter Aventure comme une future partante probable de l’Arc.

Son entourage a confirmé qu’elle devait rester sur 2 000 mètres et viser le Prix de l’Opéra, plutôt que de revenir sur les 2 400 mètres de l’Arc.

Son succès face à Diamond Necklace reste néanmoins une performance importante à prendre en compte dans l’analyse de la saison.

Diamond Necklace : battue, mais loin d’être oubliée

Avant sa défaite à Deauville, Diamond Necklace avait réalisé un début de carrière impressionnant.

La jument entraînée par Aidan O’Brien avait remporté ses premières courses et s’était rapidement imposée comme l’une des révélations de la saison.

Sa défaite face à Aventure a donc mis fin à son invincibilité, mais elle ne suffit évidemment pas à effacer les performances réalisées auparavant.

Diamond Necklace reste ainsi une candidate potentielle très intéressante pour l’automne, même si son programme doit encore être suivi.

Et le Japon dans tout ça ?

C’est probablement la question qui intéresse le plus les lecteurs de Keiba.fr.

Le Japon entretient une relation particulière avec le Prix de l’Arc de Triomphe. Plusieurs champions japonais ont été proches de la victoire, notamment El Condor Pasa, Nakayama Festa et Orfevre, mais aucun cheval entraîné au Japon n’a encore remporté l’Arc.

En 2026, le Japon avait initialement engagé sept chevaux.

Depuis, le paysage a beaucoup évolué.

Deux noms sont désormais particulièrement importants : Meisho Tabaru et Admire Terra.

Meisho Tabaru, le grand espoir japonais

Meisho Tabaru est probablement le cheval japonais qui attire le plus l’attention.

Le fils de Gold Ship a réalisé une performance historique cette année en remportant pour la deuxième fois consécutive le Takarazuka Kinen (G1), devenant seulement le troisième cheval de l’histoire à réussir cet exploit.

Le Takarazuka Kinen est l’un des grands rendez-vous du calendrier japonais. Sa particularité est notamment de permettre au public de voter pour les chevaux qu’il souhaite voir participer à la course.

Mais Meisho Tabaru ne passera pas par les Arc Trials.

Son entraîneur Mamoru Ishibashi a confirmé dès juillet que le cheval ferait directement le voyage vers Paris et disputerait l’Arc sans course préparatoire en France.

Et une autre information importante concerne son jockey : Yutaka Take est annoncé pour le monter dans l’Arc.

Pour le légendaire jockey japonais, cette course représente évidemment une nouvelle occasion de réaliser l’un des rares exploits qui manquent encore à son immense palmarès : gagner le Prix de l’Arc de Triomphe.

Meisho Tabaru arrivera donc à Paris sans avoir couru les Qatar Arc Trials, mais avec une préparation spécifiquement pensée pour l’Arc.

Admire Terra, l’autre carte japonaise

Il ne faudra cependant pas réduire le Japon à Meisho Tabaru.

Admire Terra fait lui aussi partie des chevaux japonais destinés à venir à Paris.

Le cheval de 5 ans est entraîné par Yasuo Tomomichi, un entraîneur qui connaît déjà parfaitement le défi de l’Arc puisqu’il a notamment présenté Makahiki et Do Deuce à ParisLongchamp.

Admire Terra avait remporté le Hanshin Daishoten (G2) sur 3 000 mètres au printemps avant de terminer troisième du Tenno Sho (Spring), un Groupe 1 disputé sur 3 200 mètres.

Il a ensuite suivi le programme prévu par son entourage avant de prendre la direction de la France pour l’Arc.

Son profil est donc très différent de celui de Meisho Tabaru, mais son expérience sur les longues distances pourrait être intéressante à Paris.

Tous les Japonais engagés ne viendront pas

Il faut ici rappeler une chose importante : les sept chevaux japonais engagés au printemps ne seront pas tous au départ.

La liste initiale comprenait notamment Forever Young, Shin Emperor, Byzantine Dream, Alohi Alii, Juryoku Pierrot, Meisho Tabaru et Admire Terra.

Depuis, certains ont pris d’autres directions.

Juryoku Pierrot, par exemple, doit poursuivre sa carrière au Japon plutôt que de venir à Paris. Après sa victoire dans le Yushun Himba (G1), l’équivalent japonais du Prix de Diane, elle a été orientée vers le Shuka Sho, dernière étape de la Triple Couronne des pouliches japonaises.

Le véritable projet japonais pour l’Arc se dessine donc désormais principalement autour de Meisho Tabaru et Admire Terra.

Les Qatar Arc Trials arrivent

Le dimanche 6 septembre, ParisLongchamp accueillera les Qatar Arc Trials.

Cette journée constitue la dernière grande répétition française avant l’Arc, qui aura lieu exactement quatre semaines plus tard, le dimanche 4 octobre.

Trois courses sont concernées :

  • le Qatar Prix Niel (G2), réservé aux chevaux de 3 ans ;
  • le Qatar Prix Vermeille (G1), réservé aux pouliches et juments de 3 ans et plus ;
  • le Qatar Prix Foy (G2), réservé aux chevaux de 4 ans et plus.

Toutes se disputent sur 2 400 mètres, la distance de l’Arc.

Et cette année, leur importance est encore plus grande : le vainqueur de chacune de ces trois courses reçoit automatiquement une Wild Card pour l’Arc.

Une Wild Card est une qualification prioritaire qui permet au cheval de participer à l’Arc même en cas de surnombre. Si le vainqueur n’était pas encore engagé, France Galop lui permet même de bénéficier d’une supplémentation gratuite d’une valeur de 120 000 €.

Autrement dit : dimanche, un cheval encore peu cité parmi les favoris peut véritablement changer de statut.

Les partants des Qatar Arc Trials

Qatar Prix Foy — Groupe 2 — 2 400 m

Le Qatar Prix Foy sera particulièrement intéressant puisqu’il aura pour vedette le tenant du titre de l’Arc.

Les cinq chevaux annoncés sont :

  1. Daryz
  2. Bay City Roller
  3. Lambourn
  4. Uthred
  5. Quest For Magic

Daryz sera évidemment le cheval à battre. Il effectuera sa rentrée après plusieurs mois sans compétition.

Face à lui, Bay City Roller possède une référence de Groupe 1 avec sa victoire dans la Coronation Cup. Lambourn est également un cheval de classe, tandis que Uthred et Quest For Magic tenteront de créer la surprise.

Le Foy sera donc particulièrement intéressant pour une raison simple : il permettra de voir où se situe réellement Daryz à quatre semaines de sa tentative de doublé.

Qatar Prix Niel — Groupe 2 — 2 400 m

Le Niel mettra aux prises huit chevaux de 3 ans :

  1. Varandir
  2. Alam
  3. Benvenuto Cellini
  4. Pearled Majesty
  5. Chiefland
  6. Montreal
  7. Archers Bay
  8. Zaraki

C’est probablement la course la plus intéressante pour découvrir un éventuel nouveau prétendant à l’Arc.

Benvenuto Cellini arrive avec une victoire dans l’Irish Derby (G1) et sera l’un des chevaux les plus attendus.

Varandir et Alam connaissent déjà ParisLongchamp et ont tous deux participé au Grand Prix de Paris, remporté par Maltese Cross.

Pearled Majesty, de son côté, arrive avec une victoire dans le Prix Eugène Adam (G2). Son entourage le présente comme un cheval encore capable de progresser. Il sera monté par Christophe Soumillon.

Enfin, Chiefland sera également intéressant à suivre : il a terminé deuxième du Derby allemand et peut profiter de cette occasion pour se rapprocher des meilleurs chevaux européens de sa génération.

Le vainqueur du Niel pourrait donc devenir l’une des nouvelles pièces importantes du puzzle de l’Arc.

Qatar Prix Vermeille — Groupe 1 — 2 400 m

Le Vermeille est la seule des trois préparatoires à être un Groupe 1.

Treize pouliches et juments sont actuellement annoncées :

  1. Tattycoram
  2. Sunly
  3. Euboa
  4. Survie
  5. Rabbit’s Foot
  6. Pink Panthera
  7. Botagoz
  8. Beautify
  9. Composing
  10. Sparan Nua
  11. Lapotheose
  12. Habibi
  13. Sugar Island

Le Vermeille est particulièrement intéressant pour l’Arc car les pouliches et juments ont souvent joué un rôle majeur dans l’histoire récente de la course.

Sunly est notamment très attendue après sa troisième place dans le Grand Prix de Saint-Cloud.

Sparan Nua, deuxième des Yorkshire Oaks, possède elle aussi une référence internationale solide.

Pink Panthera, Rabbit’s Foot, Survie et Lapotheose feront partie des autres concurrentes à surveiller.

Et comme pour les deux autres préparatoires, le vainqueur repartira avec une Wild Card pour l’Arc.

Alors, qui peut gagner l’Arc 2026 ?

À un mois de la course, il serait encore prématuré de parler de pronostic définitif.

Mais plusieurs noms ressortent déjà.

Daryz reste la référence. Tenant du titre, il connaît parfaitement ParisLongchamp et aura dimanche l’occasion de montrer où il en est dans sa préparation.

Maltese Cross est probablement le principal nouveau venu à surveiller. Vainqueur du Grand Prix de Paris puis du Great Voltigeur, il possède déjà une vraie référence sur 2 400 mètres.

Kalpana reste une candidate très sérieuse grâce à ses performances sur cette distance.

Minnie Hauk possède l’expérience de l’Arc et pourrait tenter de prendre sa revanche sur Daryz.

Diamond Necklace a perdu son invincibilité à Deauville, mais reste une jument de très haut niveau.

Et derrière eux, les Qatar Arc Trials pourraient faire émerger un nouveau nom.

Enfin, il faudra évidemment regarder vers le Japon.

Meisho Tabaru arrivera directement sur l’Arc avec Yutaka Take, tandis qu’Admire Terra représentera une deuxième chance japonaise sérieuse.

Un championnat du monde avant même que les partants soient connus

C’est finalement ce qui rend l’édition 2026 aussi intéressante.

Le tenant du titre veut conserver sa couronne.

La Grande-Bretagne possède plusieurs candidats capables de lui barrer la route.

L’Irlande arrive avec une génération de chevaux particulièrement compétitive.

La France peut compter sur Daryz et plusieurs chevaux capables de se révéler dans les prochaines semaines.

Et le Japon prépare une nouvelle tentative avec deux chevaux aux profils très différents.

Mais le plateau n’est pas encore définitif.

Les Qatar Arc Trials du 6 septembre seront donc une étape essentielle. Un mois avant l’Arc, ils permettront de voir quels chevaux arrivent au meilleur moment de leur préparation et pourraient encore modifier complètement la hiérarchie.

Une chose est certaine : le dimanche 4 octobre 2026, tous les regards du monde hippique seront tournés vers ParisLongchamp.

Et peut-être, une nouvelle fois, vers un cheval japonais qui tentera de réaliser ce que tous ses prédécesseurs ont échoué à accomplir : offrir enfin au Japon son premier Prix de l’Arc de Triomphe.

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