Le Japon ouvre ses paris à de grandes courses hippiques françaises et internationales
Une révision de la loi japonaise sur les courses hippiques, officialisée fin juillet 2026, offre une excellente nouvelle pour le rayonnement de l’hippisme français et mondial. La Japan Racing Association (JRA) a considérablement élargi la liste des épreuves étrangères sur lesquelles les parieurs japonais peuvent miser, faisant passer le nombre de courses éligibles de 32 à 116.

Pourquoi ce n’était pas possible avant ? (Le cadre légal strict)
Pour comprendre ce changement, il faut savoir qu’au Japon, les jeux d’argent sont globalement interdits par la loi, à l’exception de quelques secteurs très encadrés comme les courses de chevaux. Tout repose sur un texte extrêmement rigoureux : la Loi sur les courses hippiques.
Jusqu’à présent, cette loi fonctionnait selon le principe d’une liste fermée (un numerus clausus) :
Le ministère de l’Agriculture japonais listait de manière nominative et exhaustive chaque course étrangère autorisée.
La JRA n’avait absolument pas le droit de proposer des paris sur une course qui ne figurait pas noir sur blanc dans cette liste officielle, bloquée à 32 épreuves mondiales.
Ce n’était donc pas un problème technique ou de retransmission, mais bien un interdit légal pur et dur. Pour ajouter une course, il fallait modifier formellement la loi ou les décrets ministériels, un processus très lourd.
Ce qui change concrètement pour la France
Jusqu’à présent, seuls trois grands rendez-vous français (le Prix Jacques le Marois, le Prix du Moulin de Longchamp et le mythique Prix de l’Arc de Triomphe) étaient autorisés.
Désormais, 16 grandes courses françaises font partie de la liste, intégrant de prestigieuses épreuves telles que :
Le Qatar Prix du Jockey Club (le Derby français) et le Prix de Diane
Le Prix d’Ispahan et le Prix Ganay
Le Grand Prix de Paris et le Grand Prix de Saint-Cloud
Des classiques de fin de saison comme le Prix de l’Opéra, le Prix de la Forêt ou le Prix Royal-Oak.
La règle d’or : la présence indispensable d’un cheval japonais
Malgré cet élargissement massif à 116 courses, une règle fondamentale reste inchangée : pour qu’une course s’ou réellement aux paris au Japon, il faut obligatoirement qu’au moins un cheval entraîné au Japon soit officiellement au départ.
Le « tiroir-caisse » reste fermé par défaut : ce n’est pas parce qu’une course fait partie de la liste des 116 qu’on peut forcément parier dessus.
C’est l’engagement d’un concurrent japonais qui sert d’élément déclencheur pour ouvrir la billetterie de la JRA.
C’est précisément ce qui s’est produit pour le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (prévu le 4 octobre 2026 à ParisLongchamp) : dès que la participation des champions japonais Meisho Tabaru et Admire Terra a été confirmée, la JRA a immédiatement validé et ouvert les paris, avec l’espoir de voir enfin un jour un cheval japonais triompher à Paris.
Une ouverture à l’échelle mondiale
Applicable dès le 5 septembre 2026, cette réforme intègre 84 nouvelles courses internationales :
Le retour de grandes courses australiennes emblématiques comme la Melbourne Cup et la Caulfield Cup.
L’ensemble des Groupes 1 de Hong Kong.
De nouvelles épreuves majeures aux États-Unis (Breeders’ Cup), ainsi que des rendez-vous incontournables des journées de la Saudi Cup et de la Dubai World Cup.
Cette évolution historique illustre l’adaptation du Japon à la domination grandissante de ses chevaux sur la scène internationale et resserre les liens de coopération entre la JRA, France Galop et le PMU.